Lundi, les travaux de groupe ont essentiellement porté sur le module 5, dédié à l’élaboration de stratégies de plaidoyer et aux méthodes à adopter pour concrétiser une plaidoirie.
L’objectif était de s’adresser au gouvernement, aux IMF et au grand public afin d’obtenir un accès au financement de l’État, garant du développement des populations, et d’autres institutions de coopération bilatérale et ou multilatérale.
Pour ce faire, le message a été axé sur la justice sociale, la dignité, la solidarité ainsi que sur les droits humains. Il s'agit, au travers de cette approche, explique-t-on, d’interpeller les gouvernants et les bailleurs sur les besoins de base, les pousser à l’action politique sur le climat, la sécurité alimentaire et le bien-être des populations vulnérables spécialement en milieu rural, tout en mobilisant l’opinion publique et les partenaires internationaux.
S'agissant de la stratégie de plaidoyer, le message est clair. Elle doit être directe, à travers le lobbying et la mobilisation communautaire et médiatique, pour faire entendre davantage la voix des populations ‘’sans voix’’.
Le plaidoyer, a également précisé le facilitateur, doit être basé sur des preuves et s’appuyer sur des données pour aboutir à des recommandations concrètes.
Au module 7, il a été question de l’influence des investissements des entreprises. Pour comprendre comment les investissements des entreprises impactent le plaidoyer, le développement communautaire et les politiques publiques, le formateur est revenu sur l’importance de la production de données crédibles et fiables, de la mobilisation des communautés, du développement d’alliances, de la formulation de propositions concrètes et de la participation aux cadres de dialogue et de concertation.
Ces leviers d’influence des entreprises…
Au cours de la formation, les 4 axes d’un plan RSE - Responsabilité Sociétale des Entreprises - ont été abordés, tant sur le plan social qu’économique. Sur le plan social, la RSE garantit des conditions de travail dignes, l’égalité des chances et le bien-être des collaborateurs.
Sur le plan sociétal, elle contribue au développement des communautés locales à travers des projets solidaires et des achats responsables. En matière d’environnement, elle doit s’engager à réduire son empreinte écologique.
Enfin, sur le plan de la gouvernance, elle promeut une conduite éthique des affaires, le respect des droits humains et la transparence, a-t-on expliqué aux délégués.
Outre l'étude de la structure d’une note de plaidoyer et l'analyse des cas d’études, l'on retient que la proposition d’un plan RSE crédible doit prendre soin les employés, respecter les communautés, protéger l’environnement et agir avec éthique et surtout, privilégier le dialogue multipartite pour éviter les conflits, puis construire des solutions partagées pour avoir accès aux ressources.
Il faut rappeler que la session a été clôturée par l’intervention de M. Mashika, qui a souligné l’intérêt de l’Église pour le plaidoyer. A cet effet, l’intervenant a rappelé aux participants que la mission de la Caritas, instrument des Evêques pour la pastorale sociale, et donc des IMF qui se sont développées à partir des initiatives de Caritas, mutatis mutandis, qui est de servir, accompagner et défendre les pauvres, conformément à la Doctrine sociale et aux écrits du Magistérium de l’Eglise.
Dans le cadre du "Projet AMEN’’, a-t-il ajouté, au cœur du plaidoyer se trouvent les pauvres.
Il est donc nécessaire de prendre en compte leurs priorités afin de contribuer, à travers le plaidoyer, à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables et de promouvoir les valeurs et les principes de la Caritas à savoir le respect de la vie humaine, la dignité humaine, l’intendance, la justice sociale, économique et environnementale, a-t-il conclu.
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