Théophile Bola. C’est son nom. Congolais de nationalité. Dimanche, 31 mai dernier, il insulte tout un championnat qui lui aurait ouvert les bras depuis bientôt 12 ans, et tourne la page. Selon ses dires, le football togolais serait gangrené par des matchs truqués et arrangés. À cela s’ajoutent la corruption dans la sphère du football local, en particulier dans le championnat national de première division.
La phrase devient virale et enflamme les réseaux sociaux, y compris la sphère du football local. Partagés entre colère et compréhension, les supporters des clubs et amoureux du football togolais s’interrogent sur l’ampleur de cette affirmation, à l’échelle nationale comme internationale. Surtout lorsqu'on est logiquement à 3 mois de la professionnalisation du championnat national de première et de deuxième division, annoncée par les dirigeants avec la mise en place de la Ligue Professionnelle de Football du Togo (LFPT) qui a à sa tête, Me Têtê Wilson-Bahun.
Et la suite ?
Un coach qui insulte et tient ce genre de propos à l’encontre d’un championnat mérite une sanction, cela ne devrait pas laisser indifférent. Un coach qui insulte tout un pays par plaisir ou par dépit, peut-être peut avoir raison. Surtout si les faits qui justifient ses actes sont prouvés. Mais dans le cas d’espèce, c’est plutôt ce dernier, lui-même, qui serait impliqué dans des actes qu’il dénonce. La corruption. Les éléments accablants l’aventurier congolais font le tour des réseaux sociaux. Mais fort étonnement, c’est lui qui se gargarise. Que comprendre ?
Cette attitude de l’homme cache-t-il des sous-entendus ? Est-il vraiment agacé par la situation du football togolais ou nage-t-il plutôt dans le chantage ? si tel est le cas, qui sont ses complices, puisqu’il n’pas de corrompus sans corrupteur, renseigne la maxime. Dans l’un ou dans l’autre cas, la Fédération Togolaise de Football (FTF) est vivement attendue sur le dossier.
Certes, depuis des années, le football togolais fait face à l’amateurisme et à un manque de vision approfondie. Une situation marquée par une carence de formation à la base qui déteint conséquemment sur la qualité du football local et l’équipe nationale qui est malheureusement restée abonnée aux absents à la CAN depuis ces dix dernières années. Donc le dire peut amener à un changement de paradigme. Mais venant de quelqu’un qui est lui-même dans le collimateur des ‘’merdeurs’’ doit questionner.
Encore qu’à l’international, ce genre de phrase ternit l’image de la D1 LONATO et peut mettre à mal les investisseurs et sponsors qui s’intéressent au sport. Ceci étant, banaliser cette affirmation du coach de l’AS Binah serait une insulte envers les amoureux du football et envers un pays qui fut un jour qualifié pour la Coupe du Monde.
Dans un sursaut d’orgueil, et par chauvinisme, des réactions officielles sont vivement attendues. Surtout si la FTF, les clubs et l’État veulent éviter le prochain “merde” en direct. Cela s’impose. Il faut passer de la réaction à l’action pour redorer le blason du sport roi au Togo.
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