L'atmosphère n'est pas des plus souhaitables à Radio Pyramide. Pour cause, cinq (05) journalistes, "pour faute grave" aux yeux de l'administration, viennent d'être licenciés sans autre forme de procès. Une situation malencontreuse que le journaliste Max Carmel Savi, offusqué, dépeint comme méprisante.
Ce vendredi 09 janvier 2025, Radio Pyramide FM, émettant depuis le quartier Lomégan (Lomé) a mis fin aux fonctions de cinq (05) journalistes de la Maison. Il s'agit de David Amekudzi, David Assimadi (Le Rédacteur en Chef), Marius Attor, Jean Jacques Snoby, Technicien (par ailleurs président des techniciens radio du Togo), et Richard Aziague.
Le malheur de ces derniers, c'est de réclamer les meilleures conditions de travail. «C'est un préavis de grève annoncé mais que n'avons finalement pas tenu», s'expliquent les journalistes. «Une démarche irrégulière», rétorque l'administration de la radio qui, visiblement mécontente, leur a signifié leur licenciement par le bon soin de Germain Wona, le Président Directeur Général (PDG) du Groupe de Média Pyramide.
Le siège du Groupe Pyramide Média...
Invité sur la radio pour parler de son livre écrit sur le vénérable Mgr Barrigah, le journaliste Max Carmel Sanvee a exprimé son coup de geule face à la situation. «peu avant, toute l'équipe de l'émission ou presque a été licenciée. Je n'y suis finalement pas passé», a posté sur ses canaux sociaux, le confrère qui explique, plus loin, que "les journalistes -mis en cause - ont juste demandé du crédit pour appeler les invités et menacé de faire la grève, faute de meilleures conditions de travail".
Dans les détails, l'auteur du livre «Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, de l'Evangile à la politique» informe que dans une lettre signée et adressée aux intéressés, le PDG Wona Germain évoque les "termes du contrat" sauf qu'il n'a jamais signé de contrat avec ces journalistes, s'en offusque -t-il. «Comment une si "grande" radio fonctionne sans contrat, n'a jamais cotisé pour des journalistes, "aucune cotisation sociale" qui y travaillent depuis 10 ans?», s'interroge Max Carmel.
Dépité, il qualifie cette décision de "foutaise" en ce sens que certains des confrères licenciés ont plus de 50 ans avec "zéro cotisation sociale". Pour ce dernier, cette décision n'est ni plus, ni moins que de la foutaise et de l'irrespect envers "ces exceptionnels" professionnels de la presse renvoyés comme des malpropres pour, dit-il, n'avoir rien fait.
«Quelle ignominité? Quel mépris? Quelle arrogance? C'est très grave», a conclu Max Carmel. Comme on peu le constater, à peine l'année démarre que certains acteurs de presse togolais, déjà vulnérables, sont déjà contraints de composer avec le chômage. Avec famille et enfants, à charge. Malheureusement !
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