MEDIAS

Sénégal | La famille Diagne relaxée

Jaurès AYI - 10 janvier 2026 09:21 2 min de lecture
Sénégal | La famille Diagne relaxée

Au Sénégal, l'affaire "Madiambal Diagne" connaît un nouveau développement. En effet, arrêtés en septembre 2025, dans le sillage du mandat d'arrêt international émis par Dakar contre le journaliste actuellement en France, Mme Mabintou Diaby et Mouhamed Diagne ont recouvré, ce vendredi 09 janvier 2026, leur liberté.

Après plus de trois mois de détention, l'épouse et le fils du Patron du Groupe Avenir Communication, éditeur du journal sénégalais "Le Quotidien" et proche de l'ancien président Macky Sall ont regagné la maison. Cependant, placés en résidence surveillée. Tout le contraire pour Serigne Omar Mbaye, un autre proche toujours en détention.
Sénégal | La famille Diagne relaxée
Cette libération provisoire de Mme Mabintou Diaby et de Mouhamed Diagne, intervenue le lundi 5 janvier 2026 a été entérinée après que le Parquet financier n’a pas jugé nécessaire de faire appel de la mesure. Ils sont donc libres, mais toutefois soumis au port du bracelet électronique et assignés à résidence surveillée. Ceci, avec des restrictions sévères, notamment l'interdiction de quitter le domicile sans autorisation, la remise des passeports et interdiction de contact avec les autres co-inculpés.
Sénégal | La famille Diagne relaxée
Mme Mabintou Diaby, en compagnie de son époux Madiambal Diagne...
Bien qu'elle ne clôs pas l'affaire, cette décision de la Chambre d’Accusation près le Pool judiciaire financier, rendue possible par un non-pourvoi du Parquet se révèle comme une bouffée d'oxygène, mieux un soulagement pour ces derniers, considérés par certains observateurs comme des "otages politiques".
Sénégal | La famille Diagne relaxée
Pour rappel, Madiambal Diagne est accusé ''d'association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux en bande organisée…’’ formulées à son encontre par Dakar. Jugé en France où il réside depuis septembre 2025, le dossier sera vidé au début du mois de février prochain devant la Cour d’Appel de Versailles. On se rappelle qu'à la demande d'extradiction de Dakar, la justice française avait exigé que le gouvernement du Sénégal se justifie sur le circuit normal du mandat d'arrêt international lancé, et donne ses garanties d'un procès juste et équitable.

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *