Entre participation à la gestion d’une commune rurale et les salons parisiens, un nom circule avec insistance dans les cercles togolais et ouest-africains : celui de Brice Kodjo. Conseiller municipal à Yoto 3 depuis 2025, 1er vice-président du MPDD, cet élu ne se contente plus du terrain local.
En seulement un mois, juin 2026, il a multiplié les apparitions sur tous les fronts : institutions nationales, mémoire républicaine, éducation, sport et surtout un intense réseautage diplomatique et économique sur la scène francophone.
Un agenda chargé qui interroge autant qu’il impressionne : simple consolidation d’un ancrage local ou préparation méthodique d’une montée en puissance ?
Une gouvernance locale au diapason national
Pour Brice Kodjo, il n’est pas question de négliger son ancrage municipal pour courir les salons parisiens. Le 16 juin, il était devant son écran, aux côtés des maires, conseillers et secrétaires généraux des communes du Togo.
Ce, pour une réunion virtuelle décisive avec le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières ; rencontre qui fait suite au séminaire national d’octobre dernier sur le thème : « Diaspora et développement local : quelle synergie avec les collectivités locales ? ».
Brice Kodjo sait que, dans le paysage politique togolais, négliger la base reste risqué. Mais il sait aussi que tisser le bon réseau à l’international ne peut qu’aider la commune à mutualiser ses atouts hors du Togo et à en tirer le meilleur pour son développement. Un développement inspiré du souffle républicain et qui doit passer par l’engagement de la jeunesse.
Le souffle républicain et l’attention aux plus jeunes
Loin de sa terre natale, l’homme n’a pas manqué d’exprimer son attachement aux racines de sa nation. Le 21 juin, Journée nationale des Martyrs, il a rendu un hommage solennel aux « fils et filles du Togo tombés pour notre liberté », appelant à ce que « leur sang versé irrigue notre unité nationale ».
Un message de gravité et de rassemblement posté sur son compte X. Sa constance sur le front éducatif demeure frappante. Dès le début du mois, il a adressé des messages de soutien vibrants aux candidats du Bepc, puis à ceux du Bac 2. À chaque fois, une même formule, devenue signature : « Vous êtes la relève de la nation togolaise. Soyez fiers, donnez le meilleur de vous-mêmes. ».
Une proximité avec la jeunesse scolaire qui se révèle permanente ; en témoignent des descentes qu’il avait faites dans certains établissements les mois précédents, pour s’entretenir avec les élèves. Avec pour socle de mobilisation, le football qui le passionne tant, notamment en cette période de coupe du monde.
Le sport comme levier
Le 30 juin, il n’a pas pu être présent au Stade Kégué pour assister à une rencontre de préparation d’envergure : les Éperviers Juniors ont affronté l’US Yoto, club dont il est le 2e Vice-Président.
Un match amical de haute volée et d’importance pour chacune des deux équipes en pleine préparation de leur échéance respective : le tournoi qualificatif de l’Ufoa B en vue de la Can U20 pour la sélection nationale junior, et le championnat de D2 pour l’US Yoto dont ce test est une opportunité unique de jauger son niveau et de progresser.
Brice Kodjo n’aura pas à rougir de la lourde défaite de son club, dominé 4-0 par les Éperviers U20. « Le résultat importe très peu, ce sont les enseignements à retenir de cette défaite qui comptent pour nous, et je ne doute pas qu’en expert, l’entraîneur a tiré toutes les leçons en vue de rendre le club meilleur », a-t-il confié à un de ses proches.
L’engagement du conseiller municipal aux côtés de son club, à ce moment clé de la saison, traduit une conviction profonde : le sport est un vecteur d’insertion, de mérite et de rayonnement pour les jeunes de Yoto. Une présence discrète mais significative, qui ancre son action dans le concret et la proximité. Mais au-delà du local, l’enjeu « international » est un complément indispensable pour le développement.
Une offensive internationale calibrée
C’est sur le plan international que l’activité de Brice Kodjo se révèle la plus dense et la plus révélatrice. Dès le 6 juin, il était à Milan pour le forum « Diaspora for Growth » organisé par Global View Africa à l’hôtel Excelsior Gallia.
Sous le haut patronage du vice-Premier ministre ivoirien Téné Birahima Ouattara, il y a côtoyé Adama Dosso, ministre des Affaires étrangères ivoirien, l’ambassadrice de Côte d’Ivoire en Italie et d’autres figures diplomatiques et économiques. Objectif affiché : réfléchir à la mobilisation de la diaspora. Résultat tangible : des contacts directs avec des investisseurs potentiellement intéressés par des projets à Yoto 3.
À partir du 20 juin, la cadence s’accélère à Paris. Il intervient à VivaTech sur le panel « Africa’s job market: AI, emerging Technologies & hiring companies », échangeant avec les acteurs majeurs de la tech africaine sur les mutations numériques et l’emploi.
Le 26 juin, Brice Kodjo s’est investi dans l’étape parisienne du forum « Diaspora for Growth » organisé au Pré Catelan. Il a activement participé à ce rendez-vous de haut niveau, aux côtés de plusieurs personnalités de premier plan, dont Amadou Coulibaly, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ivoirien, représentant officiellement Téné Birahima Ouattara.
Étaient également présents Edoh Kossi Amenouvenou, directeur général de la Brvm, Jacques Cangah représentant d’Ibrahim Magassa, Président de l’Algest Investment Bank, ainsi que de nombreux autres acteurs influents du monde de la finance et des affaires. Point d’orgue de cette séquence, le 2 juillet : Brice Kodjo foulait les allées du Domaine Elisabeth à Versailles à l’occasion des Assises de la Francophonie économique.
Aux côtés de Pierre Bédier, ancien ministre français et Président du conseil départemental des Yvelines, Didier Acouetey, conseiller spécial du Président de la Bad et Ngueto Tiraïna Yambaye, Président du Fagace, il assistait aux débats sur le thème « Un monde en transformation ». Un élu d’une commune rurale togolaise dans le château des rois de France : l’image est forte, soignée et manifestement calculée.
Ambition assumée ou simple ouverture ?
À peine 40 ans, Brice Kodjo tisse visiblement une toile dense : diaspora, technologies, sport, réseaux ouest-africains et francophones. Certains y voient une préparation assumée à des responsabilités plus élevées.
D’autres saluent un élu qui a compris que, dans le Togo d’aujourd’hui, l’action locale passe nécessairement par une existence globale. Dans un environnement politique souvent méfiant envers les initiatives de la diaspora et de la modernité, cette stratégie hybride marque une rupture. Reste à savoir si cette activité « aérienne » nourrira durablement le terrain de Yoto 3 ou si elle préfigure une trajectoire plus personnelle.
Pour l’heure, une chose est claire : Brice Kodjo ne reste pas immobile. Il avance, avec méthode et discernement. Le fait, pour Brice Kodjo, de pouvoir compter sur une stabilité locale et un réseautage international, ne peut que porter plus haut le développement de la commune dans laquelle il s’est engagé. Porter les besoins de Yoto 3 dans ces rencontres internationales est le premier pas vers la concrétisation de fructueux partenariats.
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1 commentaireCourage mon grand et la bonne progression à toi bonne chance